Blogue interactif pour le cours HST3571, "L'économie politique de la Chine moderne," donné à la session d'automne 2012 à l'Université de Montréal. Le plan de cours se trouve à http://sites.google.com/site/3571ownby/
jeudi 6 décembre 2012
Géographie des lieux d'accès à Internet
Par Fabrice Tô
Puel Gilles, « Géographie des lieux d'accès à Internet. Les conditions de l'accès public et les modèles d'usages dans les grandes villes de Chine », L'Espace géographique, 2009/1 Vol. 38, p. 17-29.
Gilles Puel est un géographe au Département de Sciences économiques & Gestion de l’Université de Toulouse le Mirail.
Tout d’abord, l’auteur commence par expliquer le fonctionnement des distributeurs Internet en Chine, qui sont tous des entreprises privées. Il explique que le gouvernement va essayer de prendre contrôle d’Internet en règlementant les cybercafés et les entreprises liées au cyberespace, mais qu’il doit avant tout faire face aux propres règlementations locales qui priment. L’auteur affirme que son texte explique comment les acteurs locaux façonnent le marché de l’Internet café et modèlent les formes de l’accès et les dynamiques urbaines. L’auteur tente d’expliquer comment ces changements vont affecter les villes, créant une nouvelle géographie des lieux d’accès à Internet qui va changer le monde urbain tel qu’on le connait.
Géographie des lieux d’accès à Internet
Gilles Puel, « Géographie des lieux d’accès à Internet, les conditions de l’accès public et les modèles d’usages dans les grandes villes de Chine », Belin, L’espace géographie, 2009/1, Vol. 38.
Texte de Véronique Forest-Marchand.
Gilles Puel est géographe au Département de Sciences économiques et de Gestion, à l’Université de Toulouse le Mirail. Il travaille également au sein du Groupement de Recherche Économique et Sociales (GRES) ainsi qu’au Laboratoire d’Études et de Recherches sur l’Économie, les Politiques et les Systèmes Sociaux (LEREPS).
Dans son article, Gilles Puel se base sur plusieurs études concernant le développement et la gestion des cybercafés chinois, afin de mieux comprendre l’impact social, politique et économique des cafés internet en Chine. En Chine, pays qui compte le plus grand nombre d’internautes au monde depuis fin 2007, mais où la censure gouvernementale de la «toile» est encore très vive, les cafés internet sont des lieux de prédilection pour naviguer sur le web. Puel explique que cela est du en grande partie au fait qu’assez peu de chinois possèdent l’équipement nécessaire pour se connecter efficacement à la maison. En effet, environ un chinois sur cinq possède un ordinateur tandis que les cafés internet investissent beaucoup dans la qualité et la nouveauté de leur matériel informatique, afin d’attirer et de conserver leur clientèle.
Historicizing Online Politics
Texte de Vanie-Ève Aubertin
Zixue Tai, « Review of Historicizing Online Politics : Telegraphy, the Internet, and the Political Participation in China de Zhou Yongming», The Journal of Asian Sutdies, Volume 67, numéro 1, février 2008, pp. 293-294.
Aux dernières nouvelles, Zhou Yongming est professeur au département d’anthropologie à l’Université du Wisconsin. Il s’intéresse particulièrement à la mondialisation, au changement culturel, aux politiques économiques, médiatiques et écologiques. Il étudie le nationalisme, le tourisme, les drogues, le cyberespace en Chine.
Le livre de Zhou Yongming est une étude comparative sur l’attitude du gouvernement chinois face à l’avènement des nouvelles technologies de la communication, c’est-à-dire l’arrivée de la télégraphie qui précède la chute de l’Empire dynastique des Qing et l’arrivée d’internet qui suit la politique d’ouverture de la Chine peu après la mort de Mao. Tout comme Christopher R. Hughes, Zhou affirme l’importance du contexte dans lequel de telles technologies sont introduites à une société. Il démontre également l’effet « mobilisant » de ces technologies.
mercredi 5 décembre 2012
Han Supremacism on the Chinese Internet
Jonathan Gaudreau
James Leibold – More than a Category: Han Supremacism on the Chinese Internet
The China Quarterly, 203, septembre 2010, pp.539-559.
James Leibold est un historien politique spécialisé sur la Chine moderne avec comme principal champ de recherche l’ethnicité, l’identité raciale et nationale en Chine moderne et les connexions entre la mémoire collective et l’identité ethnique dans la Chine contemporaine. Il détient un baccalauréat en Études est-asiatiques de l’Université Wittenberg, une maîtrise en Études est asiatiques de l’Université Washington, puis un PhD en histoire chinoise de l’Université de Californie du Sud. Il travaille maintenant sur l’analyse critique de l’identité « Han » en Chine, le cybernationalisme Han et il s’intéresse à savoir comment l’internet, en Chine, façonne l’identité politique.
Dans ce texte, Leibold tente de contextualiser et examiner la forme que prend le nationalisme chinois sur internet. Il démontre comment un groupe de jeunes chinois « urbains » se réapproprie les vieux clichés Han pour remettre en question les politiques multiculturelles du PCC, tout en mettant la « race Han » sur un piédestal, attaquant toutes les autres minorités chinoises. Son étude prend un exemple majeur : le cas de Yan Chongnian, historien de 74 ans. Celui-ci, lors d’une dédicace de livre, s’est fait gifler au visage à deux reprises par un homme (Huang Haiqing) qui, alors que la sécurité l’emmenait, criait « Han traitor, Han traitor! ».
Géographie des lieux d’accès à Internet
Gilles Puel, « Géographie des lieux d’accès à Internet, les conditions de l’accès public et les modèles d’usages dans les grandes villes de Chine », Belin, L’espace géographie, 2009/1, Vol. 38.
Texte de Véronique Forest-Marchand.
Gilles Puel est géographe au Département de Sciences économiques et de Gestion, à l’Université de Toulouse le Mirail. Il travaille également au sein du Groupement de Recherche Économique et Sociales (GRES) ainsi qu’au Laboratoire d’Études et de Recherches sur l’Économie, les Politiques et les Systèmes Sociaux (LEREPS).
Dans son article, Gilles Puel se base sur plusieurs études concernant le développement et la gestion des cybercafés chinois, afin de mieux comprendre l’impact social, politique et économique des cafés internet en Chine. En Chine, pays qui compte le plus grand nombre d’internautes au monde depuis fin 2007, mais où la censure gouvernementale de la «toile» est encore très vive, les cafés internet sont des lieux de prédilection pour naviguer sur le web. Puel explique que cela est du en grande partie au fait qu’assez peu de chinois possèdent l’équipement nécessaire pour se connecter efficacement à la maison. En effet, environ un chinois sur cinq possède un ordinateur tandis que les cafés internet investissent beaucoup dans la qualité et la nouveauté de leur matériel informatique, afin d’attirer et de conserver leur clientèle.
More Than a Category: Han Supremacism on the Chinese Internet
Texte de Tian Jiang
James Leibold, « More Than a Category: Han Supremacism on the Chinese Internet. » The China Quarterly 2010.
James Leibold est un politicien, et historien de la Chine moderne, il a obtenu son phD en histoire de la Chine à l’Université de Californie du Sud (en anglais, University of Southern California, USC). Il est un spécialiste sur l’éthnicité, la race et les identités nationales de la Chine moderne. Ses projets de recherche actuels consistent une analyse critique de l’éthnicité "Han" et l’influence de l'Internet dans le domaine politique dans la société chinoise contemporaine.
Cet article nous montre que l’Internet a un grand influence sur nationalisme chinois moderne. Dans son étude, il a démontré que la relation entre des Hans et des autres éthnicités monoritaires est difficile à maintenir. Cela remonte au dynastie de Qing, la confrontation entre des manchus et des Hans est très important, comme le ‘’Loi de la queue” (剃发令). Dans le temps de Guomintang, sous la règne de Jiang Jieshi, la situation s’empire, les traites chinois sont nommés Hanjian (汉奸),soit les traites des Han, alors Han est présenté comme le seul nation en Chine. Avec arrivée du PCC, il crée des régions autonomes pour calmer la situation, en accordant des avantages sociaux et économiques aux nations minoritaires (少数民族).
Just Doing Business or Doing Just Business
Texte de Zhen Xia Xing
Dann, G. Elijah and Neil Haddow. “Just Doing Business or Doing Just Business: Google, Microsoft, Yahoo! And the Business of Censoring China's Internet.” Journal of Business Ethics, Vol. 79, No. 3 (May, 2008), pp. 219-234.
G. Elijah dann possède un doctorat en philosophie de l’Université de Waterloo ainsi qu’un doctorat en théologie de l’Université de Strasbourg. Il a enseigné et enseigne toujours la philosophie et la religion dans divers université canadienne. Son collègue Neil Haddow a un doctorat en philosophie de l’Université de Waterloo. Il enseigne dans le département des sciences politiques à l’Université du Manitoba.
Leur texte critique les compagnies d’internet occidentales qui ont choisi de faire affaire avec la Chine. Ces compagnies doivent se plier aux exigences des autorités chinoises en censurant les informations jugées inappropriées. Les auteurs expliquent comment ces compagnies violent les droits des citoyens chinois en empêchant la libre diffusion d’information. Ils analysent ensuite les justifications et excuses de ces compagnies qui s’avèrent insuffisantes. Le fait de commercer avec la Chine leur oblige tout de même à avoir une responsabilité morale.
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