Blogue interactif pour le cours HST3571, "L'économie politique de la Chine moderne," donné à la session d'automne 2012 à l'Université de Montréal. Le plan de cours se trouve à http://sites.google.com/site/3571ownby/
mercredi 17 octobre 2012
Lectures pour la semaine prochaine
Grégoire Chevillat, Alex Wang, "Redéfinir la démocratie et les droits de l'Homme "
David Bilodeau Gonthier, "Redéfinir la démocratie et les droits de l'Homme "
Adrien Lacroix, Ly Lam Fung, "Que signifierait la sinisation du monde?"
Jérémie Deschenes, V. Niquet-Cabestan sur les jeux olympiques
Jiang Tian, Ownby, "Kang Xiaogang et le projet d'une religion confucéenne"
Jonathan Goudreau, Lai Chen, "On the Universal and Local Aspects of Confucianism"
Sumaya Flores, texte de Chongmin Park
Samantha Gauvin, "Harmony in Contemporary China"
Alexandre Ferland, Ji Zhe, « Tianxia »
Camille Dufour-Blain Cooper, "La télévision chinoise: entre contrôle de l'État et forces du marché"
David Imbeault, Mark R. Thompson, "Whatever Happened to Asian Values,"
Ambre Combe, Valérie Niquet, « La Chine face aux défis des Jeux Olympiques. »
Félicia Legault, Émilie Tran, « École du parti et formation des élites dirigeantes. »
Catherine Gauthier, Daniel Bell, "The East Asian Challenge to Human Rights: Reflections on an East-West Dialogue”
Trinh Phan, Vincent Shen "Harmonie optimale, enrichissement mutuel et étrangéisation".
Gabrielle Renaud, Xiangjun Li et Xin Yan, « A Recontruction of Contemporary Confucianism as a Form of Knowledge. »
Mélissande Poupart-Soucy, Sébastien Billioud et Joël Thoraval, « Anshen liming ou la dimension religieuse du confucianisme »
Thierry Léger-Parizeault, "Confucian Traditions in East Asian Modernity"
mercredi 7 décembre 2011
Taxation without Representation
Par Hassan Chaghal
Taxation without Representation: Pesants, the Central and Local States in Reform China
Author(s): Thomas P.Bernstein and Xiaobo Lῠ
Thomas P.Bernstein and Xiaobo Lῠ sont deux Académiciens spécialisé en études Est-Asiatiques et en sciences politiques. Dans cet article, ils font la revue de plusieurs données, statistiques et recherche sur le système de taxation des paysans en Chine et ses impacts entre les années 1980 et 2000 (année de publication de cet article). Mieux comprendre la situation qu’ils vivent chez eux, nous aide à comprendre les raisons qui les portent à partir en ville et y subir toutes les conséquences que nous connaissons.
L’article nous apprend que le niveau des taxes demandé aux villages et localités rurales est fixé à 5 du revenu agricole total. Cette règle des 5% s’applique sur le revenu et non sur le profit comme on pourrait le supposer. En plus elle s’applique à la localité et non sur le revenu personnel, ce qui donne lieux à des disfonctionnements. Par exemple, on continue à taxer les paysans même les mauvaises années quand ils ne font pas de profit ou encore, les pauvres se trouvent relativement plus taxés qui les moins pauvres. Cela dit, le vrai problème reste le non respect de cette règle des 5 % par les cadres locaux du parti, et le vrai montant dépasse de loin, contre des promesses souvent non tenues, avec des frais divers, des contraventions, du travail non rémunéré, des appels insistants aux dons etc.
La démocratie à la base
Texte de Sarra Beninal
Moon Eric P., Sautedé Eric. La démocratie à la base. In: Perspectives chinoises. N°48, 1998. pp. 24-32.
Je n’ai malheureusement pas trouvé d’informations sur l’auteur de mon article, je vais donc passer directement au résumé de celui-ci.
L’auteur, Eric Moon, aborde la pratique de la démocratie à petite échelle dans son article, en prenant comme exemple les élections locales à Taiwan. L’auteur a comme but de présenter les élections des chefs de villages et de quartier (élection locale) afin d’évaluer la pratique de la démocratie dans le pays et déterminer si elle correspond aux critères généraux qu’elle impose. Il veut aussi voir en quoi les élections démocratiques ont favorisé la participation du plus grand nombre dans le partage du pouvoir.
Social Unrest in China
Texte de Maxime Brunet
Thomas Lum. « Social Unrest in China », Congressional Research Service (CRS) Reports and Issue Briefs, 2006, Paper 19, p.1-16
Thomas Lum est diplômé de l’université de Berkeley et un spécialiste des affaires asiatiques. Il travaille présentement pour le Congressional Research Service (CRS), une agence fédérale pour laquelle il produit des études consultatives sur les affaires étrangères, la défense et le commerce. C’est sous cette charge et pour le Congrès américain qu’il publie cet article sur la question des troubles sociaux en Chine à l’heure actuelle.
Poursuivant la tâche requise par le CRS, Lum fournit ici une étude sur l’accroissement considérable des troubles sociaux qui ont accompagné la croissance économique de la Chine dans les années 80. Ainsi, l’auteur se questionne sur les causes de ce phénomène, sur les réponses apportées par le gouvernement chinois, sur les implications pour le PCC et il propose des politiques applicables pour le Congrès américain. Pour ce faire, l’auteur se base sur plusieurs études et utilise de nombreux exemples récents de troubles sociaux.
Taxation without Representation
Texte de David Thivierge
Thomas P. Bernstein and Xiaobo Lü, « Taxation without Representation: Peasants, the Central and the Local States in Reform China. » The China Quarterly, No. 163 (Sep., 2000), pp. 742-763.
Thomas P. Bernstein, maintenant à la retraite, a été professeur émérite de l’université de Colombia, en sciences politiques. Il s’est spécialisé sur la Chine et les systèmes communistes en général. Plus récemment, il a publié sur différents aspects des relations entre les paysans et l’État en Chine pendant les réformes. C’est dans le cadre de cet intérêt qu’il a écrit « Taxation without Representation: Peasants, the Central and the Local States in Reform China. », ensemble avec le professeur Xiaobo Lu. Xiaobo Lu est maintenant professeur de sciences politiques au collège Barnard, et a été le directeur fondateur de Columbia Global Centers | East Asia, à Beijing. L’article explore les problèmes de taxation excessive des paysans, et les réactions du gouvernement central et des paysans face à ce problème. Les sources sont variées, le plus souvent les œuvres d’autres auteurs.
Engagement citoyen et gouvernance locale
Texte de Yassine Idrissi
Wu Guoguang, « Engagement citoyen et gouvernance locale en Chine », Perspectives chinoises 2008/1 | 2008.
Wu Guoguang né à Shandong, est un érudit renommé chinois et un membre de l’office de restructuration de la politique centrale durant le mandat du premier ministre chinois Zhao Ziyang. Il obtient un BA en journalisme à Beijing University, un MA en droit a l’académie chinoise des sciences social, un MA et un PHD en science politique de Princeton University. Il fut aussi secrétaire du président de l’académie chinoise des sciences sociale et chef éditeur du département des affaires courantes au People’s Daily.
Cet article est publié dans Perspectives chinoises, revue analysant les mutations du monde chinois contemporain dans leurs aspects politiques, économiques, sociaux et culturels et s’insère donc parfaitement dans l’œuvre générale de l’auteur.
mardi 6 décembre 2011
Le quartier, lieu de réinvention des relations État-société en Chine urbaine
Texte de Anne Bernard
Audin, Judith. « Le quartier, lieu de réinvention des relations État-société en Chine urbaine : l'exemple des comités de résidents à Pékin », Presse de Sciences Po, Raisons politiques, 2008, n° 29, pages 107-117.
L’auteure, Judith Audin, en plus de préparer une thèse en science politique qui porte sur les modalités d’organisations de la vie sociale dans les quartiers chinois à travers l’étude d’organismes de gestion locale, est titulaire d’une maîtrise de recherche de l’Institut d’Études Politiques de Paris et d’une licence de chinois. Elle aborde donc son article comme une entrée en matière pour mettre les bases de sa future thèse. Audin observe principalement la transformation de ces organisations résidentes qui n’ont pas été éliminées avec les réformes des années 1990 et qui changent de forme après le déclin du système de l’unité de travail (danwei) au cours de ces mêmes années. Ce précédent système d’unité de travail mis de l’avant par Mao compartimentait grandement la vie sociale et économique des Chinois autour d’une réalité où la vie quotidienne et le travail ne cessaient de s’entrecroiser puisque la mobilité était pratiquement interdite, résultat de l’imposition du système contraignant des hukou. L’auteure se base essentiellement sur une vaste étude effectuée par l’entremise de l’observation participante sur le terrain et d’après une enquête menée auprès des habitants et des employés des comités de résidents pour comprendre les relations État-société qui existent dans les quartiers de Pékin.
Inscription à :
Articles (Atom)